Julie boxe !

Tous les jeudis, Julie Fendler propose une initiation à la boxe anglaise. Une discipline exigeante, mais à la portée de tous, et qui a aidé cette jeune élève ingénieure à canaliser son plein d’énergie.


La boxe, Julie l’a découverte à Niort en 2013. Elle est alors en Seconde au lycée Jean Macé et pousse un jour les portes d’un club avec une amie. « J’ai tout de suite aimé l’esthétique des déplacements, la tension, la rigueur des entraînements… c’est une ambiance qui me parle ». D’abord réticente, la maman de Julie accepte finalement de voir sa fille jouer des poings. « Elle a compris que ça me plaisait, que la boxe canalisait mon plein d’énergie et que ça n’avait rien à voir avec de la bagarre ».


« Un combat de boxe a quelque chose de très chorégraphique »
Hyper motivée et appliquée, Julie apprend et passe de plus de plus de temps sur le ring, jusqu’à 8 heures par semaine. Les courbatures s’estompent, ses coups gagnent en précision et elle retrouve même dans la boxe des réflexes de danseuse. «C’est vrai qu’il y a des similitudes dans la fluidité des mouvements. Un combat de boxe a quelque chose de très chorégraphique, même chez des poids-lourds ».

Julie mènera deux combats officiels avec son club niortais mais stoppera la compétition faute de partenaires de même gabarit. Et puis c’est une autre dimension, « avec beaucoup, beaucoup d’entraînement par forcément compatible avec mes études ». 2016 : alors que le boxeur Tony Yoka rejoint sa compagne Estelle Mossely au rang des champions olympiques tricolores aux JO de Rio, Julie entame en effet une prépa math au lycée Descartes de Tours. Elle préfère raccrocher les gants pour un temps. Fin du premier round.


Deuxième round
Elle ne les remettra que deux ans plus tard, dans la salle du Club Pugilistique Rennes Villejean qu’elle rejoint dès son arrivée en Bretagne pour intégrer l’ENSAI. Jolie coïncidence : le projet d’ouverture d’une salle de sport est à l’étude à l’ENSAI et Julie n’a pas de mal à convaincre la direction d’aménager un « espace boxe » qu’elle propose d’animer elle-même.


Aujourd’hui, une dizaine d’élèves se retrouve tous les jeudis soirs au Club Boxe de l’ENSAI. Cardio et musculation, la boxe est une discipline complète qui séduit garçons et filles. On vient sculpter sa silhouette ou juste se défouler après les cours. « C’est sérieux, mais sans danger, à la portée de tous et surtout sans prise de tête » souligne Julie qui prend beaucoup de plaisir à partager sa pratique du « noble art ». Certains tâtent aussi de la boxe française (la savate) et même de la boxe thaï… c’est moins dans les cordes de la jeune ingénieure mais qu’importe, « on passe vraiment un bon moment ».

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