Le terrain de jeu du Data Scientist chez Médiamétrie

Aurélie Vanheuverzwyn : « chez Médiamétrie, le terrain de jeu du Data Scientist est très large »

Pour rester à la pointe de la mesure d'audience et de la connaissance des publics, le leader des études médias anticipe les nouvelles tendances de consommation et les comportements émergents. Directrice Data Science de Médiamétrie et marraine de la promotion ingénieur 2018 de l’Ensai, Aurélie Vanheuverzwyn et ses équipes de Data Scientists sont au cœur de cette dynamique d’innovation. Interview.

Aurélie Vanheuverzwyn, Médiamétrie est née en 1985, vous regardiez quoi à la télé en 1985 ?
Merci pour cette question ! J’étais très jeune à l’époque… Des dessins animés je suppose.

Vous avez été diplômée de l’Ensai en 1999, comment et pourquoi avez-vous rejoint Médiamétrie ?
J’ai rejoint Médiamétrie pour mon stage de fin d’études. C’est le contenu du stage qui m’avait séduite car il était orienté recherche en sondages et j’envisageais à l’époque d’entreprendre une thèse dans ce domaine. Finalement, j’ai choisi de poursuivre ma carrière à Médiamétrie. Au-delà de l’intérêt que je portais au secteur des médias, j’y voyais l’opportunité de préserver un équilibre entre activités de production et de recherche. C’est pour la diversité et la richesse des problématiques et des méthodes que j’y suis encore aujourd’hui. Et aussi parce que Médiamétrie est une entreprise innovante et ambitieuse.


médiamétrie

 

L’offre, les supports, les technologies d’aujourd’hui sont sans commune « mesure » avec cette époque, de quelle façon le leader des études médias a-t-il négocié cette transformation des usages ?
En effet, les innovations technologiques ont révolutionné la consommation des médias : en 1999, Internet arrivait tout juste dans les foyers ; les smartphones ou la TNT n’existaient pas. Nous devons anticiper les nouveaux comportements et développer sans cesse des méthodes statistiques et des technologies de mesure innovantes, qui font d’ailleurs souvent l’objet de brevets. L’innovation est clé, c’est pourquoi chaque année, nous investissons environ 10% à 15% de notre Chiffre d’affaires en recherche et développement. Nous avons ainsi fait évoluer nos mesures d’audience pour prendre en compte les nouveaux usages, qu’il s’agisse de la mobilité, de la vidéo, du délinéaire, des réseaux sociaux.


Plus récemment, comment vous êtes-vous organisés pour répondre au défi du Big Data ?
Médiamétrie a revu son organisation en créant, début 2014, le Data Lab. Il s’agit d’une équipe d’experts en statistique et en mathématiques et d’experts en technologies de l’information, copilotée par la Directrice de l’innovation scientifique et la Directrice de l’innovation des Systèmes d’Information. Entité dédiée à la R&D, elle alimente les évolutions méthodologiques et technologiques ainsi que le développement de nouveaux produits. Cette équipe est aujourd’hui composée de 5 personnes aux expériences et compétences diverses et elle a à sa disposition un Data Lake, un magasin de données brutes, non traitées, qui lui permet d’explorer et d’analyser la donnée dans un environnement préservé des contraintes de production.

Un Data Scientist vu par Médiamétrie, ça ressemble à quoi ? Sur quoi travaille-t-il très concrètement ?
Le Data Scientist allie deux domaines d’expertise - la statistique et l’informatique - à une très bonne connaissance métier. Il doit savoir quel est le problème à résoudre, être capable de le formuler sur le plan mathématique et de le résoudre en allant chercher les données nécessaires et en les combinant entre elles. A Médiamétrie, le Data Scientist a pour missions d’identifier, de préconiser et de mettre en œuvre les méthodes scientifiques adaptées aux évolutions de nos mesures ou aux nouvelles problématiques. Il porte un regard critique sur les méthodes et est force de proposition. Par ailleurs, il assure une veille scientifique et recherche et teste de nouveaux outils d’analyse. Concrètement, il travaille aussi bien sur les données de nos panels de mesure d’audience de la télévision, d’Internet ou de la Radio que sur les données site-centric ou les logs de nos clients ou partenaires. Bref, son terrain de jeu est très large !

L’une des forces de Médiamétrie réside dans sa capacité d’innovation, quel est le prochain défi pour Médiamétrie ?
Avec la convergence de plus en plus forte entre les médias, notamment le couple TV / Internet, nous en avons beaucoup !  En 2017, nous allons apporter la touche finale à la mesure de la télévision sur tous les écrans. En effet, nous sommes d’ores et déjà techniquement capables de mesurer l’audience à domicile ou hors-domicile, en direct, en différé par enregistrement personnel ou en replay sur tous les écrans internet – ordinateur, smartphone, tablette – en plus du téléviseur. L’enjeu sur le plan scientifique est de combiner ces mesures afin d’avoir une vision globale des contacts des individus avec le média TV. L’étape suivante sera l’élargissement à l’ensemble des contenus vidéo disponibles sur les plateformes Internet ou en OTT. Enfin, en 2017, nous mettons notre expertise dans le domaine de la Data Science au service de nos clients pour les accompagner dans les projets de valorisation et d’enrichissement de leurs propres données.

Médiamétrie en chiffres
•    658 collaborateurs
•    Plus de 1000 clients en France et à l’international
•    1,5 million d’interviews par an
•    60 000 panélistes animés au quotidien

www.mediametrie.fr

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