Sylvie Wendkuni NITIEMA : « Je contribuerai au développement du Burkina»

Diplômée de l’ENSEA d’Abidjan, Sylvie Wendkuni NITIEMA aimerait un jour mettre son expertise de statisticienne au service de la santé dans son pays d’origine, le Burkina. Et puis aider les enfants défavorisés. En attendant de réaliser ses rêves, Sylvie vient de passer son premier semestre à l’ENSAI. Interview.

Sylvie, qu'est-ce qui vous a incitée à rejoindre l'ENSAI après votre scolarité à l'ENSEA d'Abidjan ?
Sylvie Wendkuni NITIEMA : Durant mon cursus à l’université, je me suis toujours intéressée aux statistiques et à l’économie. Mon passage à l’ENSEA d'Abidjan m’a permis d’avoir un goût plus prononcé pour ces deux matières. J’ai par ailleurs découvert l’informatique comme outil d’appui au métier de statisticien. J’ai alors cherché une formation qui me permettrait d’acquérir la double compétence statistique et informatique. A travers des échanges avec des anciens de l’ENSEA d’Abidjan et de l’ENSAE Dakar passés par l’ENSAI, j’ai découvert qu’en plus de cette double compétence l’ENSAI offrait la possibilité de me spécialiser en économie de la santé. Et puis l’ENSAI est située dans l’une des plus belles régions de France. C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi de rejoindre l’ENSAI.

Vous bénéficiez d'une Bourse d'excellence EIFFEL pour suivre vos études en France, c’est une aide importante ?
S.W. N. Évidemment, dans la mesure où elle me permet de financer mes études. C’est d’ailleurs un rêve pour la plupart des étudiants étrangers. Bénéficier de cette bourse permet de me consacrer pleinement à mes études et de me soucier moins des questions financières. Au passage, j’en profite pour remercier l’administration de l’ENSAI pour tout le soutien qu’elle a apporté à ma candidature et pour l’accueil chaleureux qu’elle m’a réservé à mon arrivée.

Quel est votre bilan après ce premier semestre passé à l’ENSAI ?
S.W.N. Sur le plan pédagogique, ce premier semestre m’a permis d’acquérir de nouvelles connaissances. Par exemple, j’ai pu renforcer mes compétences en informatique surtout en programmation orientée objet à travers certains langages tels que Python, Javascript, C++, html et css. Sur le plan humain, après une période un peu difficile au début, j’ai pris mes marques, notamment grâce à la vie associative très riche de l’école.

Certains étudiants africains, diplômés de l'ENSAI, travaillent aujourd'hui dans leur pays d'origine. C'est une option que vous envisagez ?
S.W.N. C’est effectivement une chose que j’envisage. J’aimerais bien promouvoir encore plus la statistique dans mon pays en mettant à profit toutes les connaissances acquises ici. Je pourrai par exemple participer à la formation des futurs cadres dans le domaine de la statistique et de l’économie ou apporter un coup de pouce à l’amélioration du système d’information sanitaire du Burkina. Je contribuerai ainsi au développement de mon pays.

ET dans 10 ans, elle fera quoi Sylvie Wendkuni NITIEMA ?
S.W.N. Dans 10 ans, j’aimerai me lancer dans le consulting en statistiques de la santé en Afrique, en mettant en place mon propre cabinet de conseil. J’ai un autre objectif : créer un centre de formation pour offrir une seconde chance aux enfants en difficulté pour aller à l’école et apprendre le métier de leurs rêves.


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