Filière Marketing quantitatif et revenue management

Mots-clés : data science, machine learning, marketing quantitatif, optimisation, pricing et revenue/yield management

« I keep saying that the sexy job in the next 10 years will be statisticians. And I’m not kidding. » (Hal Varian, New York Times du 5 août 2009). Cette désormais fameuse phrase de l’actuel chef économiste de Google et ancien professeur d’économie à Berkeley, corrobore, si elle était à démontrer, la pertinence de la formation dispensée à l’Ensai et des excellents débouchés qu’elle offre à nos diplômés.

 La filière Marketing quantitatif et revenue management (MQRM) n’échappe pas à ces perspectives, à l’aune des métiers en émergence (Référentiel des métiers en émergence, hors série Apec, avril 2013) auxquels elle prépare puisque les data scientists, data analysts, business analysts et autres yield/revenue managers sont actuellement très demandés par des entreprises en proie à des données toujours plus volumineuses, hétérogènes, non structurées et mobiles (phénomène des big data).

Cette granularité protéiforme de l’information, dictée par les paradigmes de l’univers digital et du web 2.0, invite les entreprises à rechercher des compétences pointues et à haute valeur ajoutée qui leur permettront d’extraire et analyser des données, tantôt pour comprendre et expliquer, tantôt pour prédire des comportements d’achat de produits et de services.

> Programme de la filière

Des enseignements innovants et ancrés dans le monde professionnel

C’est dans ce contexte que s’inscrivent les différents cours de la filière Marketing quantitatif et revenue management. Au-delà des cours de culture générale de l’ingénieur (droit des entreprises, communication, anglais), nos diplômés acquièrent une culture marketing complète (marketing mix avec le challenge Markstrat, marketing expérientiel, marketing digital, gestion de la relation client). Ils approfondissent leurs connaissances, déjà élevées, en statistique et économétrie en insistant sur les techniques pour le marketing analytique (segmentation, scoring) et la modélisation du comportement du consommateur (modèles d’équations structurelles, modèles de choix discret), sans négliger la dimension temporelle (modèles de prévision, économétrie des données de panel).

Une grande partie de la formation est dédiée à la data science et au machine learning. Au-delà de l’effet de mode[1] des « big data » (données massives en français), ces dernières constituent un enjeu majeur, identifié comme tel par un grand nombre de pays, dont la France qui a classé la valorisation des big data parmi les 7 ambitions stratégiques (commission Innovation 2030). L’Ensai se positionne comme formation de référence dans ce domaine. Les débouchés semblent très prometteurs à l’aune des prévisions du cabinet de conseil international Gartner (entre 2013 et 2015, création de 4.4 millions d’emplois dévolus à ces big data[2]).



[1]Big data is like teenage sex: everyone talks about it, nobody really knows how to do it, everyone thinks everyone else is doing it, so everyone claims they are doing it...”, Dan Ariely (Facebook, 6 janvier 2013), professeur de psychologie et d’économie comportementale à l’université de Duke.

Le revenue management

Par ailleurs, depuis la rentrée 2013, l’Ensai est devenue la seule école d’ingénieurs française à proposer une spécialisation en revenue management, une discipline récente au carrefour du marketing et des mathématiques appliquées, mais aussi de la finance et des systèmes d’information. Mis en œuvre historiquement dans le transport aérien, le RM est pratiqué dans un nombre d’activités croissant[1] où :

-    le produit commercialisé est périssable, non stockable et pouvant faire l’objet d’une réservation ;

-     la demande aléatoire et saisonnière ;

-    les coûts fixes relativement importants et les coûts variables faibles.

Compte tenu de leurs contributions hautement stratégiques, les services RM sont souvent directement rattachés à la direction générale et sont amenés à travailler avec tous les autres départements de l’entreprise. Les analystes RM de profil ingénieur sont de plus en plus demandés. Et les nombreuses sollicitations des entreprises auprès de l’Ensai augurent des débouchés très attractifs pour nos élèves.



[1] Hôtellerie-restauration, parcs d’attraction, location de voitures, de salles, billetterie de spectacles, croisières, espaces publicitaires, spas, golf, événementiel sportif, produits et services médicaux, les grandes surfaces, les ventes privées, les distributeurs d’énergie, etc.

Des entreprises partenaires privilégiées

La filière bénéficie de partenariats privilégiés avec des entreprises porteuses comme Bluestone, BNP Paribas Personal Finance, le groupe Karavel, Médiamétrie ou Soft Computing.
Ces entreprises interviennent dans les cours, ateliers, projets et séminaires professionnels. Elles accueillent régulièrement nos étudiants en stage de fin d'études.

BluestoneBNP ParibasKaravelMédiamétrie soft computing

De nombreux débouchés

Les débouchés à la sortie de la formation sont nombreux et touchent des domaines aussi variés que ceux du conseil, des médias, des télécommunications, de la grande distribution, de la banque-assurance, de l'énergie, de l'automobile, des cosmétiques, de l'hôtellerie, des transports, du loisir ou du luxe.
Ainsi des entreprises comme Allianz, Bluestone, Emnos, Eurodisney, Dunnhumby, ClaraVista, Kowee, Médiamétrie, Canal +, SFR, Bouygues Telecom, Société Générale, HSBC, Crédit du Nord, Axa, MMA, EDF, Yves Rocher, Sephora, Club Med ou Vuitton par exemple ont déjà recruté des étudiants ou diplômés de la filière pour des stages de fin d'études ou des contrats à durée indéterminée.