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  • Des carrières diverses et variées en suivant une formation à l'ENSAI

Des carrières variées

L’information, qu’elle soit quantitative ou qualitative, est aujourd’hui l’élément clef de toute prise de décision et, à ce titre, elle n’a jamais suscité autant de « passions ». La science statistique permet alors d’apporter des réponses objectives aux questions stratégiques que se posent les acteurs économiques et politiques.

Les attachés statisticiens stagiaires de l’Insee exercent leurs compétences dans toute la Fonction Publique. La formation des élèves ingénieurs conduit quant à elle aux multiples fonctions de l’ingénierie statistique. Six spécialisations sont proposées en 3e année :
- Gestion des risques et ingénierie financière pour les futurs gestionnaires du risque au sein des organismes financiers ;
- Marketing quantitatif et gestion de la relation client, avec un accent fort sur l’étude du comportement du consommateur ;
- Statistique pour les sciences de la vie pour une spécialisation dans les domaines de l’expérimentation, l’épidémiologie et les essais cliniques ;
- Génie statistique pour les ingénieurs qui se destinent aux métiers de régulation des systèmes de production, de mesure de la qualité ;
- Ingénierie statistique des territoires et de la santépour appliquer le raisonnement économique au domaine de la santé et des politiques publiques.
- Statistique et ingénierie des données pour exploiter et modéliser l’information issue de grosses bases de données.

Prenons quelques exemples pour illustrer la diversité et l’importance des travaux que peuvent conduire les statisticiens :

Hugo Varet, statisticien à l'institut pasteur - Ensai Hugo Varet, statisticien à l’Institut Pasteur Fabien Domergue, Analyste revenue management à Disneyland Paris - Ensai Fabien Domergue, analyste revenue management à Disneyland Paris Audrey Pichavant, ingénieur chercheur EDF Recherche et développement - Ensai Audrey Pichavant, ingénieur chercheur en statistique, EDF Recherche et Développement 

La banque

Statisticien en gestion des risques bancaires :

La gestion des risques bancaires a acquis depuis une vingtaine d’années une dimension essentielle dans les banques. En effet, le comité de Bâle, regroupant les banques centrales du G10, a développé un ensemble de normes bancaires dans le but d’appréhender les risques bancaires et ainsi de constituer une exigence en fonds propres pour éviter tout risque de faillite et de propagation à l’économie entière. Les crises financières ont montré combien la faillite de banques pouvait avoir des impacts catastrophiques sur l’ensemble de l’économie.
Cet ensemble de règles nécessite une mesure des risques très précise. Et c’est ici que deviennent très utiles les compétences du statisticien de l’ENSAI, spécialisé dans la réglementation bancaire et les techniques quantitatives associées. Effectivement, les risques bancaires nécessitent une connaissance approfondie de méthodes innovantes comme la théorie des valeurs extrêmes ou encore celles des copules pour mesurer les risques pris par la banque. Ces risques apparaissent lors des activités de prêt aux particuliers et aux entreprises (risque de crédit ou de défaillance des emprunteurs), des activités de marché (risque de marché ou de variations des actifs financiers) ou encore lors d’opérations: erreurs, fraude, etc. (risque opérationnel). Le statisticien va mobiliser ses compétences en traitement de l’information et en statistiques pour définir, par exemple, un ratio de fonds propres adéquat avec la réglementation.

Statisticien en gestion des actifs financiers :

La gestion des actifs financiers connaît une forte croissance qui ne va pas tarir : en effet, la problématique des retraites dans nos économies mondialisées va requérir des statisticiens capables de ne pas faire perdre de l’argent aux épargnants et d’essayer aussi d’en faire gagner.
Pour répondre à cet objectif, les institutions financières gérant l’épargne ont besoin de statisticiens capables d’analyser les données des marchés financiers le plus finement possible pour en tirer le meilleur profit pour l’épargnant. Une concurrence importante voit le jour pour construire les meilleures stratégies d’investissement et créer de la performance. Le statisticien de l’ENSAI va mobiliser les techniques de gestion de portefeuille récentes et de stratégies quantitatives innovantes (filtre de Kalman, ACP, etc.). Il a en outre une connaissance des marchés financiers et de l’économie précise, essentielle pour investir judicieusement sur les marchés.

Le marketing

Gestionnaire de le relation client :

Les banques sont aujourd’hui confrontées à une concurrence de plus en plus vive et leur stratégie « clientèle » doit s’adapter aux nouvelles conditions du marché bancaire. Le coût engendré par « l’acquisition » de nouveaux clients est tel qu’il devient parfois plus rentable de fidéliser les anciens que de se consacrer à la « conquête » de nouveaux clients. Les démarches CRM ou GRC (Customer Relationship Management ou Gestion de la Relation Client) qui se développent de façon massive dans le secteur bancaire comme dans bien d’autres secteurs d’activité d’ailleurs, ont pour finalité de mener les opérations de marketing nécessaires à la fidélisation de la clientèle. Cependant, ces démarches réclament la mobilisation d’une partie importante de l’information détenue par une banque sur ses propres clients. Pour pouvoir appréhender correctement et de façon prospective la décision de départ d’un client, il convient avant tout de rassembler et d’analyser l’ensemble des informations qui le concerne. Et là, ce sont bien des compétences statistiques qu’il faut utiliser. L’étude du phénomène d’attrition (risque de non-fidélisation de la clientèle) a pour but non seulement de décrire et comprendre le comportement des clients susceptibles de quitter leur banque mais aussi d’attribuer une probabilité que cet évènement survienne et si possible d’en apprécier le terme. Le score d’attrition va donc devoir répondre à ce triple objectif afin que la banque puisse réagir à temps pour « contrarier » ce possible départ. En tenant compte de la valeur du score d’attrition, plusieurs opérateurs marketing pourront ensuite être conduits en direction de ces clients.

Statisticien en géomarketing :

En France, les premières études de géomarketing remontent tout au plus à la fin des années 80. Depuis l’intérêt de cette technique ne s’est jamais démenti et son marché connaît une très forte croissance. Le géomarketing permet de connaître, par superposition d’une grille de lecture des territoires et d’une grille de lecture des consommateurs, les potentialités locales de consommation et les différences de comportement des consommateurs afin de segmenter la demande et cibler les actions commerciales. Aujourd’hui, la plupart des entreprises des secteurs de la banque, des assurances, de la grande distribution, des transports, de l’automobile… pratiquent le géomarketing. L’évidente simplicité des concepts n’est qu’apparente : il s’agit d’un domaine de très haute technologie du traitement de l’information dont les mots clés sont : alimentation, gestion, structuration, représentation des données. Marketing relationnel et géomarketing sont désormais les expressions modernes d’une entreprise avec son marché. Le nouveau consommateur est plus exigeant, plus averti et affirme un besoin de relation individualisée. L’adaptation de l’offre aux besoins locaux, la personnalisation du service qui entoure l’acte de vente et la relation directe avec le consommateur deviennent les moyens privilégiés du développement des parts de marchés. De plus, le marché du géomarketing sera incontestablement stimulé par les avancées technologiques de l’informatique au nombre desquels on peut citer : le développement, la disponibilité et l’amélioration de la qualité des bases de données offrant des vues toujours plus diversifiées et précises des comportements et rendant cette nouvelle approche d’autant plus attractive.

Autres exemples :

- Analyse de la demande des consommateurs en produits et services ;
- Détermination de la population – cible d’une campagne marketing ;
- Conception et réalisation d’un service d’aide au marketing destiné à la vente en ligne ;
- Modélisation d’un ciblage de clientèle à l’aide d’outils de datamining ;
- Positionnement de marques ;
- Création de score d'appétence ;
- Etudes de marché, analyse de la structure de concurrence.

La santé

Statisticien-épidémiologiste :

L’épidémiologie qui est l’étude des liens existant entre les pathologies ou tous autres phénomènes biologiques et divers facteurs socio-environnementaux (mode de vie, milieu ambiant ou social, caractéristiques individuelles…) susceptibles d’exercer une influence sur leur fréquence, leur distribution, leur évolution… se nourrit très largement de méthodologies statistiques. De nombreux organismes, en particulier l’INSERM, ont créé depuis longtemps des unités de recherche en épidémiologie dans lesquels de nombreux statisticiens travaillent.
 Les épisodes parfois tragiques liés à la maladie de la vache folle, aux poulets à la dioxine, à la listériose… ont incité les instances sanitaires à développer de façon massive des études d’évaluation des risques sanitaires tant dans le domaine de l’épidémiologie humaine que de l’épidémiologie animale. Dans d’autres secteurs comme celui de l‘environnement, les risques de pollution sont aussi très importants et peuvent avoir des conséquences en matière de santé. Par exemple, l’augmentation régulière du parc des incinérateurs consécutive à la progression importante des ordures ménagères au cours des 20 dernières années a conduit les Instances de contrôle à demander une évaluation des risques de malformations congénitales d’origine masculine et féminine liées aux émissions de polluants tels les métaux lourds, les poussières et les dioxines. Ce travail particulièrement complexe en raison de l’effet « temps » mais aussi compte tenu des différences de situations entre zones exposées et zones non exposées comporte des biais de confusion qu’il convient d’identifier : trafic routier important surajoutant l’effet « dioxine », zones industrielles « brouillant » l’effet incinérateur… autant d’écueils que le statisticien doit être en mesure de maîtriser pour conduire son étude avec rigueur et apporter des résultats non contestables.

Biostatisticien :

Dans le cadre du développement d’un nouveau médicament par un Laboratoire pharmaceutique, le biostatisticien est chargé de collaborer avec les cliniciens pour tous les essais cliniques depuis la mise au point du protocole jusqu’à l’analyse des données. L’autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament est subordonnée à la remise aux autorités de tutelle, en l’occurrence l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS), d’un dossier technique comportant trois phases de développement obligatoires. En général, il intervient dès la première phase (administration de médicaments sur sujets sains) et analyse tous les essais réalisés sur l’homme. Les données (socio-démographiques, biologiques, cliniques, sémiologiques...) collectées à l’aide des cahiers d’observation utilisés par les praticiens sont étudiées dans le département biostatistique après validation par le département data-management. Les résultats sont ensuite consignés dans un rapport communiqué à l’équipe de recherche clinique du laboratoire. Le résultat de ce travail est très concret et très valorisant puisqu’il s’agit au final de la mise sur le marché d’un nouveau médicament.
> Témoignage d'Anne-Cécile Bourien


Autres exemples :

- Analyse de l’impact sur l’état de santé de la consommation quotidienne de drogues (alcool, tabac, cannabis…) ;
- Validation d’une échelle de qualité de vie pour les malades chroniques ;
- Evaluation du risque de malformations congénitales chez les femmes enceintes domiciliées à proximité d’un incinérateur d’ordures ménagères ;
- Elaboration d’une méthode de détection des gènes ralentissant l’évolution d’une maladie ;
- Chercheur biostatisticien ;
- Chercheur en génomique.

L'agronomie

Statisticien en analyse sensorielle :

Très souvent le consommateur ne sait pas donner les raisons de ses préférences pour tel ou tel produit. Aimer « pas du tout, un peu, beaucoup, passionnément » sans pouvoir légitimer son choix ou justifier son appréciation de l’aspect, de la texture, de l’odeur, de la saveur d’un produit alimentaire par exemple est très fréquent. C’est pourquoi, l’industrie agroalimentaire, les fabricants de cosmétiques, l’industrie automobile… font de plus en plus appel aux techniques d’analyse sensorielle. Les directions R&D des entreprises développent l’analyse sensorielle dans le but d’obtenir des descriptions des produits qui sont fabriqués et les services marketing possèdent sur ces mêmes produits des données de préférence. Disposer de techniques permettant de rapprocher les deux démarches en fusionnant les deux groupes d’information constitue un progrès significatif dans l’adaptation des produits au marché. La préférence mapping ou cartographie des préférences est l’outil statistique qui permet ce rapprochement.
Schématiquement, la méthode consiste d’une part, à réaliser des profils sensoriels de produits à l’aide de jurys d’experts spécifiquement entraînés pour décrire précisément et exhaustivement les produits et, d’autre part, à interroger des consommateurs « représentatifs de la population cible » sur leur niveau d’appréciation de ces mêmes produits. La fusion des deux jeux de données et leur analyse permettra d’expliquer en termes objectifs et quantifiables ce qui dans les produits justifie leur « attirance » ou leur « rejet » par les consommateurs. Munis de ces cartographies des préférences, les directions R&D peuvent ainsi faire évoluer les produits vers tel ou tel groupe de consommateurs.

Autre exemple :

- Suivi de la qualité d’une production agronomique.

L'industrie

Statisticien industriel :

La sûreté de fonctionnement est une exigence industrielle. La prévision des évènements indésirables dans un processus de production est un domaine important de la statistique : la fiabilité. L’ingénieur fiabiliste, statisticien de formation, doit comprendre (comment ça marche et comment ça tombe en panne), modéliser et calculer (les probabilités d’occurrence des évènements non désirés), identifier et hiérarchiser (les scénarios et les actions les plus efficaces en terme de rentabilité). La clef de voûte de tout ce système est constituée par les données numériques de base (taux de défaillance, de réparation…) collectées à partir des retours d’expériences et utilisées pour alimenter les modèles probabilistes. Il faut cependant reconnaître que les données recueillies concernant les études de sûreté sont rares, éparses et incomplètes. Il devient alors indispensable d’utiliser des méthodes adaptées aux problèmes de sécurité comme le traitement des données manquantes, l’utilisation des méthodes bayésiennes, la collecte de données en cycle de vie… Evaluer le futur probable sur les acquis du passé, telle est la quête du statisticien fiabiliste.

Statisticien en traitement d’images par ordinateur :

Un pôle de développement où les compétences du statisticien deviennent particulièrement déterminantes est la recherche en traitement d'images par ordinateur qu’il s’agisse des secteurs de recherche académiques ou industriels. Les premiers travaux en la matière (reconnaissance automatique de formes, de textes manuscrits, d’analyse de mouvement, etc.) ont souvent fait appel à des solutions simples et intuitives où la compétence initiale requise était alors surtout de nature informatique. Elle est devenue progressivement insuffisante lorsqu’il a fallu faire face aux modèles décrits qui nécessitaient cependant une mise en œuvre informatique des expériences. Ainsi, au cours des dernières années, les traitements d'analyse d'images se sont développés autour des modèles de Markov (champs de Markov en analyse du mouvement apparent ou encore en restauration d'images, chaînes de Markov cachées en reconnaissance d'écriture manuscrite), de l'Analyse factorielle (reconnaissance de visages, de symboles etc.), ou bien de la compression d'images (en télévision numérique par exemple). Cette dernière méthode s'appuie sur des exploitations statistiques de résultats issus de la théorie de l'information afin de ne diffuser que l'information utile et prépondérante (codage entropique, "minimum description length"). Dans ces domaines, une compétence affirmée de statisticien est devenu indispensable pour accéder à une pleine compréhension de ces outils. En outre, lorsqu’à cette compétence est associée une véritable maîtrise de l’informatique, le profil devient alors particulièrement adapté aux besoins des laboratoires de recherche concernés par le traitement d'images.
Ce métier est également accessible après la filière systèmes d’information statistique.

Autres exemples :

- Etude de la sûreté de fonctionnement d’une centrale nucléaire ;
- Evaluation des conséquences sur l’environnement et notamment sur la qualité de l'air et de l'eau d’une utilisation intensive de pesticides ;
- Détection et pistage d’une cible dans un contexte de fausses alarmes nombreuses ;
- Prévision de pics d’ozone dans les zones urbaines ;
- Prévision de la durée de vie d’un climatiseur de voiture.

L'informatique

Statisticien informaticien :

L’ingénieur effectue des traitements informatiques sur de larges volumes de données. Il peut utiliser, adapter voire créer ses propres outils d'analyse statistique. Les métiers qui lui correspondent particulièrement sont ceux du datamining et de la gestion d'entrepôts de données (datawarehouse). Ces métiers lui permettent d'exploiter en entreprise une double compétence statistique et informatique sur n'importe quel domaine d'application (données personnelles, bancaires, bio, etc.).

Autres exemples :

- Création d'un outil informatique de validation et de suivi de scores ;
- Conception et implémentation d'un classifieur automatique de flux vidéo.

Les attachés de l'Insee

La formation reçue à l’Ensai prépare les attachés statisticiens stagiaires de l’Insee à l’exercice, au sein du Système Statistique Public (SSP), d’une famille de métiers scientifiques et techniques centrés autour de l’ingénierie statistique et des systèmes d’information. Ils participent ainsi à la production et l’exploitation du recensement de la population, à la réalisation d’enquêtes auprès de « populations » spécifiques (ménages, entreprises, chômeurs, lycéens…) ciblées en fonction de l’intérêt qu’elles représentent dans l’analyse de la situation socio-économique de la France et de ses territoires. Ils en assurent le traitement statistique, l’analyse et la diffusion des résultats. Au-delà des enquêtes, l’exploitation des sources administratives permet également un apport de connaissance sur l’économie. C’est le cas par exemple de l’exploitation des revenus fiscaux ou des déclarations mensuelles de flux de main d’œuvre dans les entreprises. Ils peuvent aussi être appelés à participer à l’élaboration des comptes nationaux, à construire des indicateurs conjoncturels ou à mettre en œuvre les applications informatiques nécessaires à l’activité du SSP.

D’autres métiers peuvent aussi leur être proposés à l’Insee ou au sein des services statistiques des ministères et notamment ceux de la recherche, du management, de la gestion, de la communication, du marketing, de la commercialisation ….
Devenir fonctionnaire : le parcours de Justine, statisticienne à l'Insee  > Lire l'article de l'Etudiant

Autres exemples

Pour complément :
Communiqués N°46, N°48, N°50, N°52 et N°55 de l'Ensai sur l'insertion des jeunes diplômés
Zoom et vidéo sur les Métiers de la Statistique réalisé  par la SFdS en partenariat avec l’Onisep
Brochure de l'American Statistical Association
Les métiers de la statistique présentés par la Société Française de la Statistique (SFdS) (autre accès)
Rapport de l'enquête 2014 de la CGE sur l'insertion des jeunes diplômés.
Le site deviensingenieur.fr de la CDEFI
Le commerce en ligne français s'arrache les « data miners » Lire l'article des Echos
Internet recrute les boss des maths> Lire l'article de Ouest France
Why Statistics? > Lire l'article
Big Data, gros enjeux  > Lire le billet de Gilles Babinet paru dans Les Echos le 20/07/12
Devenir fonctionnaire : le parcours de Justine, statisticienne à l'Insee  > Lire l'article de l'Etudiant